Un nombre croissant de jeunes salariés bénéficient d’une voiture de société
12/09/2018
Des incitants s’imposent pour trouver des alternatives

Le nombre de voitures de société ne cesse de croître. Les chiffres qu’a collectés Attentia, spécialiste RH et Bien-être, auprès de 150.000 salariés belges en atteste. Désormais, près d’un employé sur cinq dispose d’une voiture de société. Autre fait marquant: le programme “cash for car” ne semble pas avoir de succès (une adaptation de la réglementation est d’ailleurs en préparation). « Il n’en demeure pas moins que nous devons continuer à encourager d’autres solutions de mobilité », déclare Yves Labeeu, conseiller juridique et fiscal chez Attentia.

Les chiffres d’Attentia démontrent que le nombre de salariés bénéficiant d’une voiture de société a augmenté de 21,8% en l’espace de trois ans. En 2018, 28,94% des employés belges disposent désormais d’une voiture de société (contre 24,68% en 2015). Ce pourcentage est sensiblement moindre du côté des travailleurs: seulement 2,01% d’entre eux ont aujourd’hui droit à une voiture de société en guise d’avantage extra-légal.

Brabant wallon en tête
Ce sont les entreprises du Brabant wallon qui arrivent en tête: 40,55% des salariés y disposent d’une voiture de société. De même, les sociétés situées en province de Namur se montrent généreuses (avec 39%), suivies par les entreprises bruxelloises (35,9%). En Flandre, le Brabant flamand (28,7%) et Anvers (25,29%) affichent les scores les plus élevés. Cela s’explique en partie par le fait que les salaires, à Bruxelles et à Anvers, sont souvent un rien plus élevé que dans le reste du pays. Les entreprises ont dès lors tendance à proposer plus aisément une voiture de société en guise d’avantage extra-légal. Les salariés qui travaillent dans ces deux villes doivent généralement venir de loin. Les sociétés disposant d’une implantation en Flandre occidentale sont celles qui mettent le moins souvent une voiture de société à disposition (13,28%).

Si l’on prend comme référence le lieu d’habituation des salariés, les provinces qui arrivent en tête sont celles du Brabant wallon (32,59%), du Brabant flamand (28%) et de Namur (26%). En Flandre, le nombre de voitures de société par lieu de résidence est le plus bas en province de Limbourg (15,94%) et, une fois encore, en Flandre occidentale (16,05%).

Davantage de jeunes, moins éloignés
Si l’on s’intéresse à la catégorie d’âge, on constate une augmentation dans toutes les catégories. Néanmoins, c’est le groupe des jeunes salariés (20-29 ans) qui affiche la plus forte progression en termes de pourcentage. On y relève une augmentation de pas moins de 48% entre janvier 2015 et janvier 2018. Dans ce groupe d’âge, les hommes et les femmes sont quasiment à égalité en matière de possession d’une voiture de société tandis que l’on remarque une nette différence entre hommes et femmes dans les tranches d’âge 40-49 ans et 50-59 ans. La différence y est respectivement de 5% et de 7%. L’écart genré s’est toutefois légèrement résorbé depuis 2015.

Autre élément marquant: les jeunes salariés disposant d’une voiture de société habitent plus près de leur lieu de travail (la distance moyenne est de 12 kilomètres). D’une manière générale, les distances parcourues avec une voiture de société sont plus courtes. En 2015, les salariés parcouraient encore 20 kilomètres, en moyenne, pour se rendre à leur travail. En 2018, la distance moyenne domicile-travail (avec voiture de société) est tombée à 16 kilomètres. Cette diminution est essentiellement le fait des jeunes salariés (20-39 ans).


Boîte à outils Mobilité pour le dernier kilomètre
« La mobilité est un facteur très important dans le choix d’un travail, que ce soit chez les salariés actuels ou futurs », déclare Yves Labeeu. « Généralement, ce sont les derniers kilomètres du trajet quotidien qui exigent le plus de temps, en particulier si l’entreprise est située en ville. Nous constatons aujourd’hui que certaines personnes combinent une voiture de société à une solution de mobilité qui se range dans le coffre. Cela peut être un vélo pliant mais on peut également penser à une trottinette électrique ou à un mono-cycle, voire à un gyropode. »

Attentia constate aussi l’émergence progressive d’une mobilité partagée, par exemple sous forme de voitures, de vélos ou de scooters partagés. Elle vient ajouter un nouvel instrument dans la boîte à outils de la mobilité. « Ces modes de partage ne sont pas encore très populaires au sein des entreprises, notamment en raison de l’absence d’un cadre légal. Mais ils peuvent parfaitement s’insérer dans une solution bâtie sur mesure. Voilà pourquoi il est important de prévoir les incitants nécessaires - en ce compris au niveau politique - pour de telles solutions alternatives », conclut Yves Lebeau.

Signalons pour terminer que le prix catalogue moyen, en 2018, est de 34.006 euros (contre 31.966 euros en 2015). Les voitures diesel perdent du terrain (89,1% comparé à 94,8% en 2015) mais conservent une belle longueur d’avance sur les autres - en dépit de diverses mesures prises récemment. Les voitures à essence voient leur part de marché doubler (pour atteindre 10,6%) tandis que la voiture électrique ne s’impose pas (0,15%).
 

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