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Trend Micro lève le voile sur le monde des fausses infos en-ligne - une industrie très lucrative

14/06/2017

357.700 euros pour influencer, pendant un an, les résultats électoraux

Malines - Trend Micro publie aujourd’hui un nouveau rapport qui éclaire l’ampleur et la portée de l’industrie des fausses infos en-ligne. Le rapport révèle notamment qu’une campagne de 12 mois destinée à influencer les résultats d’élections peut s’acheter pour environ 357.000 euros. D’autres services, liés au phénomène des fausses infos, sont également proposés à la vente sur Internet. Discréditer un journaliste, par exemple, vous en coûtera 49.175 euros. Il est par ailleurs possible d’acheter des sites Internet d’infos complets.

Fausses infos et Dark Web


“Produire et “commercialiser” de fausses infos est une activité lucrative des cybercriminels sur le Dark Web. Aujourd’hui, un service entièrement nouveau de “fausses infos as a service” a vu le jour qui, avec une facilité déconcertante, permet de faire la promotion d’“informations” par le biais de réseaux sociaux ou d’autres plates-formes en-ligne afin d’influencer l’opinion publique. On s’est par exemple rendu compte, la semaine dernière, que de fausses informations, diffusées après un piratage russe visant l’agence de presse qatari, a été à l’origine d’une nouvelle crise au Moyen-Orient”, relate Albert Kramer, directeur technique chez Trend Micro. “Des motivations politiques ne sont pas toujours à la base de ce genre de fausses infos. La perspective de profits économiques est également un important mobile pour le déclenchement de ce genre de campagnes.”

Le rapport esquisse les mesures qui sont prises pour influencer l’opinion publique - depuis l’identification du groupe-cible et la préparation des faux messages d’actualités jusqu’à leur publication et exploitation via les médias sociaux et d’autres canaux. A la fin du cycle, l’attention du public est souvent intelligemment détournée en lançant un nouveau (faux) sujet. Le cycle peut alors reprendre.

Discréditer un(e) journaliste pour 49.175 euros


L’enquête met en évidence d’innombrables sites clandestins qui proposent, contre paiement, des services dédiés aux fausses informations. Il s’agit, dans de nombreux cas, d’une extension d’autres pratiques frauduleuses pré-existantes, telles que du SEO black hat, de la fraude au clic et du trafic généré par un réseau de zombies. Ces sites procurent une plate-forme anonyme à quiconque (individus, entreprises, Etats) veut influencer l’opinion publique. Il est par exemple possible d’acheter une campagne appelant à des manifestations populaires pour la somme dérisoire de 178.825 euros. Discréditer un(e) journaliste vous en coûtera environ 49.175 euros. Il est même possible de créer un faux Belge célèbre, doté de 300.000 “followers”, pour la modique somme de 2.325 euros. Ces services, proposés via Internet, incluent notamment la création de faux profils, la récolte de “likes”, la chasse aux “re-tweets” afin de favoriser la diffusion du faux message, et même la création d’un site Internet d’information ressemblant à s’y méprendre à un vrai.

“A l’heure où les fausses infos gagnent sans cesse en popularité, les gens commencent à se demander quelle est réellement leur influence sur leurs processus de pensée et de décision, notamment lors d’élections”, déclare Bharat Mistry, principal stratège en sécurité chez Trend Micro.

Sites d’infos à vendre et trolls


En payant un peu plus, il est également possible d’acheter plusieurs sites d’informations qui pointent et se connectent les uns aux autres. De quoi renforcer l’authenticité à la campagne. L’enquête révèle par ailleurs les différences entre de fausses informations provenant des marchés noirs clandestins chinois, russes, arabes et anglophones. Il est par exemple possible d’acheter de faux publireportages chinois à partir de 100 yuans (soit 12,50 euros) tandis que débourser 35.000 roubles (547 euros) vous permettra de figurer pendant deux minutes avec votre vidéo sur la page d’accueil de YouTube.

Le rapport aborde également la diffusion de fausses informations par des individus, comme ce fut le cas via une campagne de trolls concernant les victimes de l’attentat à la bombe de Manchester, via laquelle plusieurs personnes ont posté de fausses photos de fausses victimes sur les réseaux sociaux.

“Nous espérons que le public, en apprenant à mieux connaître les nombreuses manières différentes dont leur opinion peut être influencée, deviendra moins vulnérable et moins réceptif aux fausses informations”, conclut Bharat Mistry. 

Plus d’informations au sujet de cette enquête consacrée aux fausses infos dans le rapport complet, en langue anglaise, disponible via ce lien.

Contact

Elke De Ridder

Director Integrated B2B Communications
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Kurt Vanderhaegen

Sr. Marketing Manager Continental Europe
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Trend Micro

Trend Micro Inc. est le spécialiste mondial dans le domaine des logiciels de sécurité. La société s’emploie à sécuriser les échanges d’informations numériques. Ses solutions, destinées aux consommateurs, aux entreprises et aux organismes publics, procurent une sécurité des contenus organisée en multiples niveaux, visant à protéger l’information que ce soit sur les équipements mobiles, les points d’accès, les passerelles, les serveurs ou dans le cloud. Trend Micro procure une protection intelligente de l’information à l’aide de technologies innovantes, simples à déployer et à gérer, et une sécurité qui convient parfaitement à un contexte d’écosystème en constante évolution. Toutes les solutions de la société s’appuient sur le Trend Micro™ Smart Protection Network™, un réseau mondial de collecte d’informations concernant les menaces, géré dans le cloud, ainsi que sur plus de 1.200 experts en menaces opérant dans le monde entier. Pour toute information complémentaire, consultez les sites www.trendmicro.be et blog.trendmicro.be.